ZOOM ARRIERE – Triumph et ses roadsters

La marque anglaise s’est d’abord fait une solide réputation avec ses motos, avant de se lancer dans l’automobile, avec notamment ses cabriolets 2 places qui font fureur dans les années 1950-1960…


L’aventure commence en 1885, avec l’Allemand Siegfried Bettman qui se lance dans l’importation de bicyclettes puis dans la construction de motos au Royaume-Uni. La première moto Triumph est produite à Coventry en 1902.

 


C’est en 1922 que débute l’activité automobile avec le rachat de Dawson, et la première Triumph est présentée 3 ans plus tard avec la TCP de 1,9 litre de cylindrée, équipée de freins hydrauliques, puis par la gamme Gloria.

Il faut attendre 1936, après le krach de 1929, pour voir naître une nouvelle génération de voitures sportives rivalisant avec les ténors du secteur : la Dolomite (8 cylindres, 140 ch). Mais son prix trop élevé et le contexte économique compliqué mettent l’entreprise en difficulté.


La renaissance de la marque intervient au lendemain de la 2e guerre mondiale avec la reprise par sir John Black, le patron des automobiles Standard. Les premiers modèles sont décevants avec la berline 1800 puis le roadster 2000.

Le renouveau commence réellement au début des années 1950. D’abord, avec la Mayflower visant le marché américain. Ensuite, avec la sportive 20 TS (ou TR1) équipée de moteurs Massey Ferguson dérivés de ceux conçus pour… les tracteurs.


La gamme TR (Triumph roadster) se positionne sur le créneau des voitures sportives et économiques. La TR2 s’installe ainsi entre la MG TD et la Jaguar XK 120 : plus rapide que la première et moins chère que la seconde. Suit en 1956 la TR3, mais surtout en 1961 une superbe TR4 dont la ligne est signée par l’Italien Giovanni Michelotti. Les TR5, TR6, TR7 et TR8 proposent ensuite des évolutions de cette série, complétée par la Herald.


La Spitfire ouvre de nouveaux horizons…

En parallèle à cette gamme TR, Triumph veut élargir sa clientèle avec un cabriolet plus accessible et visant les jeunes, à partir du châssis de la Herald. Michelotti dessine une voiture moderne et élancée, très basse avec un long capot avant, baptisée Spitfire, comme les avions de chasse de la Royal Air Force.


La Spitfire concurrence directement les Austin Healey Sprite et les MG Midget, et entre dans l’univers des voitures-cultes des sixties avec de nombreux artistes comme ambassadeurs. Cette sportive simple et amusante bénéficie de plusieurs évolutions, notamment avec un moteur six-cylindres.

Au total, Triumph vendra plus de 300.000 unités de sa Spitfirequi fait toujours le bonheur des collectionneurs.

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