Un nouveau contrôle technique obligatoire

A partir du 20 mai, la réglementation change : plus de points passés au crible et des défaillances sanctionnées…


Instauré en France depuis 1992, le contrôle technique va devenir plus sévère pour respecter les directives européennes. Il sera aussi plus onéreux pour les automobilistes. L’objectif est double : renforcer la sécurité sur les routes, mais aussi préserver l’environnement par une vérification des émissions polluantes.

Le nombre de points à contrôler passera à 132, contre 123 aujourd’hui. Les défauts, rebaptisés « défaillances », pouvant être relevés monteront à 606, contre 453 actuellement.

Jusqu’à maintenant, les éléments à corriger imposaient (ou pas) une contre-visite, avec, le cas échéant, l’obligation de réparer dans un délai de deux mois. Dans la nouvelle version, trois catégories de défaillances sont prévues.

 


D’abord, des défaillances mineures, au nombre de 139 : elles devront être réparées mais ne nécessiteront pas de contre-visite. Par exemple : un jeu mineur sur les rotules, une fuite moteur (légère), un jeu mineur sur la colonne de direction.

Ensuite, les défaillances majeures, au nombre de 340 : elles nécessiteront une contre-visite dans un délai de deux mois. Par exemple : un flexible de frein abîmé (avec absence de fuite), un éclairage de la plaque d’immatriculation défectueux, des feux de croisement défectueux.

Enfin, les défaillances critiques, au nombre de 127 : il ne sera alors possible de circuler que le jour même jusqu’à son domicile ou vers le garage pour effectuer la réparation. Par exemple : des feux stop défectueux, une absence de liquide de freins, un jeu excessif dans la direction.

 


Si le contrôle technique fait apparaître plusieurs défaillances dont l’une est critique, il faudra dans un premier temps procéder à la réparation le jour même. Le propriétaire du véhicule disposera ensuite d’un délai en fonction des défaillances annexes.

Il faut savoir que le contrôle technique est indépendant du métier de la réparation automobile. Le centre de contrôle bénéficie d’un agrément délivré par l’État et fait l’objet d’une surveillance permanente. Il ne peut proposer que la prestation de contrôle, et en aucune manière une réparation.

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