Seniors au volant : le débat est relancé !

Les questions de sécurité sur la route pourraient être réglées par les voitures autonomes…

SECURITE ROUTIERE 2Plusieurs accidents graves impliquant des personnes de plus de 65 ans, cet été, ont relancé le débat sur la conduite des personnes les plus âgées. Faut-il imposer un contrôle médical à partir d’un certain âge, comme l’ont instauré d’autres pays ? Faut-il interdire la conduite dans certains cas, et lesquels ? Pas simple… Cependant, l’arrivée des voitures autonomes, voire semi-autonomes, pourrait apporter la meilleure solution pour « sauver » les seniors.

VOITURE AUTONOME 3L’enjeu est d’importance, et même d’une très grande importance. D’un côté, celui de la sécurité sur les routes avec des conducteurs aux capacités amoindries. De l’autre, celui de l’autonomie (encore plus en milieu rural où les transports en commun sont réduits).

En France, le permis de conduire est délivré à vie, contrairement à d’autres de nos voisins européens qui ont légiféré sur la question.


SENIOR VOLANTIl est clair – hélas – qu’avec l’âge, les performances psychiques, sensorielles et motrices subissent une altération naturelle. Au volant, cela peut se traduire par des situations de mise en danger, ou tout simplement par l’augmentation du temps de réaction, qui fait souvent la différence pour éviter un accident.

Dans le bilan 2014 publié par le ministère de l’Intérieur, on constate que les plus de 75 ans sont particulièrement concernés par la mortalité routière (14,4 % des tués), juste après les 18-24 ans, soit 83 personnes tuées par million d’habitants, contre 49 pour les 65-74 ans et 53 pour l’ensemble de la population.

Cependant, il faut prendre en compte une évidence, qui ne remet pas en cause les capacités de conducteurs des seniors, lorsqu’ils sont impliqués dans un accident corporel : ils ont plus de risques d’être tués en raison de leur fragilité physique plus grande.


VOLVO AUTONOME 6Jusqu’à présent en France, toutes les tentatives de légiférer sur la conduite des seniors ont avorté. Faut-il évoluer dans ce domaine, comme plusieurs de nos voisins ou faut-il attendre la généralisation de voitures autonomes, ou avec une assistance de conduite très perfectionnée, pour s’adapter ? C’est toute la question.

En effet, d’ores et déjà, les voitures sont équipées d’une multitude de radars et de caméras qui captent tous les risques d’accidents potentiels, et qui agissent directement et automatiquement sur le freinage, la trajectoire… A bord de ces véhicules, le senior ne sera pas plus dangereux qu’un autre. Et au contraire, sa prudence et sa sagesse qui avancent (normalement) avec l’âge les rendront encore plus sûrs sur les routes.

Alors, peut-être vaut-il mieux avoir la sagesse de favoriser le déploiement de ces véhicules avec conduite hyper assistée pour permettre aux aînés de garder leur faculté d’aller et venir de manière autonome et en toute liberté.


VISITE MEDICALECe qui se passe ailleurs…

Les contrôles médicaux périodiques obligatoires, dont la fréquence augmente avec l’âge, sont assez répandus. C’est le cas en Espagne (tests de capacités tous les 10 ans de
18 à 65 ans, puis tous les 5 ans au-delà), au Portugal (validation de l’aptitude tous les 2 ans, à partir de 75 ans) et en Belgique (permis de conduire renouvelé tous les dix ans, sur certificat médical).


PERMIS 2D’autres pays ont opté pour l’obligation de passer un examen médical conditionnant la prolongation du permis passé un certain âge. C’est le cas en République tchèque et en Grèce (à partir de 65 ans), au Danemark et en Finlande (70 ans) , ainsi qu’au Pays-Bas (75 ans).

Autre approche, aux États-Unis, pas de visite médicale, mais les permis ne sont accordés que pour de courtes durées : de 2 à 10 ans suivant l’âge.

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