Jean-Pierre Beltoise, hommage à un grand champion

Le lundi 5 janvier dernier, tous les amateurs du sport automobile ont ressenti une très profonde peine à l’annonce du décès à 77 ans de cet homme de cœur et à l’immense talent. Hommage…

BELTOISE 2Vous pouvez revivre toute sa carrière, en textes et en images, sur le site Internet qui lui est dédié : www.jean-pierre-beltoise.com.

Ici, nous reprendrons une partie de l’hommage qui lui a été rendu par les organisateurs des 24 Heures du Mans.

 


BELTOISE 31974, entre Formule 1 et Championnat du Monde des voitures de sport

Le site de l’Automobile-Club de l’Ouest rappelle cette saison qui illustre la carrière exceptionnelle de ce champion.

« Son touché de volant l’ayant maintes fois prouvé, le Français sait être rapide à bord d’une monoplace autant que dans le cockpit d’un prototype. Ainsi, à 37 ans, Jean-Pierre Beltoise mène en 1974 deux programmes internationaux à la hauteur de sa popularité et de sa détermination.

 


BELTOISE MONACO**« En Formule 1, le Boulonnais pilote pour l’écurie BRM, dont la P201 est réputée ni pour sa vitesse, ni pour sa fiabilité. Au sein d’une équipe dont l’éclat d’antan s’estompe désormais à grande vitesse, Jean-Pierre Beltoise réalise une saison brillante bien qu’émaillée d’innombrables problèmes mécaniques. Sa 2e place à Kyalami, en Afrique du Sud, prouvera sans discussion que ni une voiture médiocre, ni les faiblesses de son bras gauche suite à un accident de moto ne pouvaient avoir raison de son incroyable virtuosité. Ce sera sa dernière grande performance en Formule 1.

« En endurance, les Jean-Pierre sont de vrais caïds ! Aux cotés de l’efficace duo Pescarolo/Larrousse, la paire Beltoise/Jarier détonne par l’impétuosité du talent des deux hommes. Fier représentant d’une équipe Matra-Gitanes absolument intouchable, Jean-Pierre Beltoise porte également les couleurs d’une France qui gagne des courses automobiles, sur les circuits du Championnat du Monde des voitures de sport.

 


BELTOISE 4« Avec son fidèle ami Jean-Pierre Jarier, Jean-Pierre Beltoise signera quatre victoires lors de ce mondial 1974, au Nürburgring, à Watkins Glen, au Castellet puis à Brands Hatch. Si Henri Pescarolo et Gérard Larrousse ne remportent pas plus de trophées, ils s’imposent aux 24 Heures du Mans pour la plus prestigieuse des sorties de l’année. Une sortie écourtée pour Jean-Pierre Beltoise à la 9e heure…

« Malgré la déconvenue de cet abandon, le pilote tricolore devait néanmoins arborer un sourire paternel dans le paddock du circuit manceau en pensant que, trois mois plus tôt, son second fils, Julien, venait de faire son apparition. 1974, une année incontestablement fructueuse pour celui qui restera à jamais une des légendes du sport automobile français ».

 


BELTOISE14 fois au Mans, de 1963 à 1979

« La saga mancelle de Jean-Pierre Beltoise commence en 1963, avec les increvables petites voitures bleues de René Bonnet. Cette première participation est déjà une réussite : associé à Claude Bobrowski, il termine à une onzième place assortie d’une victoire à l’Indice de Performance, qui prend en compte un ratio entre consommation de carburant et distance parcourue et dont René Bonnet est à l’époque un éminent spécialiste.

 


BELTOISE*1« Après un abandon en 1964 chez René Bonnet, Jean-Pierre Beltoise est de retour dans la Sarthe en 1966 pour une longue aventure avec Matra, qu’il accompagnera aussi bien aux 24 Heures du Mans qu’en monoplace en Formule 2 (Champion d’Europe en 1967) et Formule 1 (jusqu’en 1971). En huit participations avec le constructeur français, il ne verra qu’une seule fois le drapeau à damier, mais sa quatrième place en 1969, partagée avec le Britannique Piers Courage, est aussi son meilleur résultat aux 24 Heures. Après le retrait de Matra de l’endurance fin 1974, il passe par Ligier en 1975 (abandon).

« Pour ses trois dernières participations aux 24 Heures, Jean-Pierre Beltoise accompagne les débuts de constructeur d’un pilote manceau qui allait lui aussi entrer dans la légende : Jean Rondeau. Ce dernier conçoit un coupé à la fois joli et fiable, qui offre au Français deux top 10 avec Henri Pescarolo (huitième en 1976, dixième en 1979) et une treizième place en 1977 avec l’Américain Al Holbert, futur triple vainqueur des 24 Heures avec Porsche ».


MONACOVainqueur à Monaco en 1972

C’est sur le circuit mythique de la principauté que Jean-Pierre Beltoise, qui avait débuté sa carrière en moto, est entré dans la légende de la Formule 1. Il signa cette année là un magnifique exploit en remportant le Grand Prix de Monaco sous la pluie, au volant d’une BRM.


 

BELTOISE_CEVERTPar manque de réussite, cela restera son seul succès en F1, mais il entraîna derrière lui une belle génération de pilote français, dont son beau-frère François Cevert (ci-contre), Jean-Pierre Jabouille, Jean-Pierre Jarier, Henri Pescarolo, Gérard Larrousse, Patrick Depailler, Jacques Laffite, Jean-Pierre Jaussaud.

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