FUTUR – La révolution de la mobilité urbaine

Les voitures autonomes vont arriver. L’enjeu est particulièrement important en ville où l’objectif est de les intégrer au réseau de transports en commun, pour améliorer la circulation et la qualité de vie…


C’est l’Union internationale du transport public (UITP) qui a mis sur la table la question de l’arrivée des véhicules sans conducteur dans les villes, en publiant un rapport particulièrement intéressant.

Pour l’UITP, il s’agit de saisir une opportunité unique de changer fondamentalement la mobilité urbaine, « mais uniquement si les autorités et les compagnies de transport public jouent, dès à présent, un rôle actif et intègrent les véhicules autonomes dans le réseau de transports en commun ».


L’organisation internationale, qui regroupe des collectivités chargées des transports, des opérateurs privés et publics, et des industriels, insiste sur le fait que la circulation urbaine peut être considérablement changée si le flux des véhicules autonomes et connectés est bien géré.

« Conduiront-ils à avoir encore plus de voitures sur les routes, plus d’étalement urbain et d’embouteillages ? Ou à mettre en forme des villes durables, à reconquérir des espaces urbains, à avoir moins de véhicules sur les routes et une meilleure qualité de vie ? ».


Le rapport met en scène plusieurs évolutions possibles. A commencer par un scénario catastrophe où le trafic serait complètement saturé par des voitures autonomes circulant en permanence au lieu de se garer. L’UITP n’écarte pas cette éventualité qui verrait des automobilistes laissant circuler leur voiture plutôt que de payer des places de parking.


Inversement, la bonne solution consisterait à combiner au mieux les différents moyens de transport urbains. Ainsi, il s’agirait de mieux prolonger le réseau de transports en commun, avec des taxis et des minibus autonomes, mais aussi des vélos et des voitures partagés. Le tout permettant de fluidifier le trafic, mais aussi de desservir toutes les zones urbaines. Une telle évolution devrait permettre de remplacer plus facilement le besoin de voiture particulière, selon l’UITP. Et du coup, elle devrait conduire à une réduction de la circulation et du besoin en parkings ; avec comme conséquence importante la possibilité de récupérer des espaces au cœur des villes.


Pour l’organisation internationale, les autorités publiques devraient mettre en place un cadre réglementaire dans la perspective de l’arrivée des véhicules autonomes, notamment pour limiter la circulation de véhicules avec un seul occupant, et permettre aux opérateurs de transports de mener des expérimentations.

Les choses devraient évoluer rapidement et plusieurs grandes métropoles mondiales travaillent sur des solutions innovantes. Il faut dire que l’on estime que les véhicules autonomes seront opérationnels à l’horizon 2030. C’est déjà demain.

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