DÉCOUVERTE – L’Ecomusée de Marquèze version 2017

A Sabres, il ouvre une saison qui s’annonce dense et festive, avec de nouvelles locomotives, un nouveau chef et un retour sur la vie d’avant…


L’adresse est connue de bien du monde, même en-dehors des Landes : route de la Gare, à Sabres. Et à propos de gare, avec la LGV, celle de Marquèze, à l’horizon 2020, ne sera plus qu’à 2h30 de Paris-Montparnasse. Ce qui permettra aux petits Parisiens de faire l’aller-retour dans la journée.

Hein ? C’est pas vrai ? Eh non, c’était le poisson d’avril du site, plutôt bien venu. Quoique de vraies et bonnes annonces, ce n’est pas ce qui manque, à Marquèze !


D’abord, saluons sa réouverture, le 1er avril donc, qui a vu, à l’occasion des Journées européennes des Métiers d’Art, la venue du sabotier Claude Labarthe (de Peyrehorade) et son savoir-faire familial qui se transmet depuis sept générations, et de Josette Breguet et sa vannerie.

Côté train, rappelons pour ceux qui ne sont jamais venus que l’écomusée possède le sien, avec des voitures classées Monuments Historiques, unique moyen d’accéder de la gare de Sabres au quartier de Marquèze, parcourant landes et forêt sur un trajet de 4 km, ce qui prend une dizaine de minutes.


Pourquoi le train ? Tout simplement pour éviter la pollution des voitures, dans un site naturel. Là aussi, il va y avoir du changement, car ce mois-ci, trois nouvelles motrices vont être livrées pour remplacer celles, un peu fatiguées, qui assuraient un service impeccable depuis des décennies. Quant à la gare, elle a fait l’objet d’un lifting, afin d’être encore plus accueillante.


Côté miam est annoncé une nouvelle équipe, en provenance de Mont-de-Marsan, qui entend redonner du lustre à la « Table de Marquèze » avec des produits frais et locaux ; on pourra aussi se restaurer sur le pouce à l‘Estanquet, avec une assiette de charcuterie de pays et fromage de brebis. Ceux qui n’ont pas faim – tant pis – pourront s’initier aux jeux gascons, palets ou quilles, mis à disposition.


Quatre millions de visiteurs, depuis 1970, se sont rendus sur le 25 hectares de Marquèze et sont allés à la rencontre du berger qui conduit ses brebis, du meunier, du boulanger (avec son pastis landais, son petit pain au jambon) et du bouvier (avec ses bœufs Martin et Chouan), et ont découvert selon les saisons les semis, la tonte des moutons, la moisson, le battage, tout comme le gemmage, les chasses anciennes, l’artisanat ou le théâtre.


On est hors du temps, ou plutôt hors de notre époque, plongés dans la vie d’un quartier des Landes de Gascogne telle qu’elle était en 1890. Et on aime.

Bonne saison, Marquèze !

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