COMMERCES – La dévitalisation du centre-ville, une réalité

Biarritz et Bayonne en tête – Pau, Tarbes, Mont-de-Marsan et Auch en difficulté – Dax en queue de peloton…


La question de la dynamisation des commerces dans le centre-ville est plus que jamais d’actualité. « Avec près d’un rideau sur dix baissé, la vacance commerciale s’aggrave et touche fortement le coeur des villes moyennes en France », c’est le cri d’alarme lancé à l’occasion des dernières assises qui se sont tenues à Bercy sur cette problématique.

Un imposant rapport réalisé par l’Inspection générale des finances et le Conseil général de l’environnement et du développement durable apporte un éclairage particulièrement intéressant et ouvre des pistes pour l’avenir.


Un classement des villes moyennes a été établi selon le taux de vacance commerciale du centre-ville. Il illustre la diversité des situations et le besoin d’agir localement.

Biarritz détient le record de France avec un taux de vacance commerciale inférieur à 2%, grâce à « un tissu socioéconomique plus favorable que la moyenne et une forte attractivité touristique »

63 villes ont un taux de vacance entre 5 et 10% qui « commence à  annoncer un déclin de commercialité », dont Bayonne.

58 villes se situent entre 10 et 15%, avec une vacance qui « devient structurelle et marque un déclin de la commercialité », dont Pau, Tarbes, Mont-de-Marsan et Auch.

Enfin, 29 villes ont une vacance qui dépasse 15%, un niveau très élevé, illustrant « un commerce en  grande difficulté », dont Dax.


 

Une évolution préoccupante…

« Ce phénomène de dévitalisation des centralités urbaines, bien que contrasté d’un territoire à l’autre, devient préoccupant tant le commerce participe à la vie de la cité et la façonne en grande partie. Si le commerce en centre-ville est avant tout dépendant du contexte socio-économique de son territoire, il est aussi très sensible au bon équilibre des concurrences au sein de l’appareil commercial ainsi qu’à la qualité de son environnement » peut-on lire dans ce document de 471 pages.

Ces travaux rappellent quelques évidences et souligne 4 clés essentielles. D’abord évidemment, la vitalité du territoire (démographie, situation socioéconomique) et son attractivité. Deuxièmement, de bonnes conditions économiques d’exploitation pour les professionnels du commerce et un environnement urbain adapté (circulation, parkings…). Ensuite, la préservation d’un équilibre avec la périphérie. Enfin, la capacité d’adaptation rapide des acteurs du commerce à l’évolution des modes de consommation et des attentes de leurs clients.


« Si le commerce est d’abord l’affaire des commerçants, il revient aux élus, responsables de la ville et de l’intercommunalité, d’engager et de mettre en œuvre une stratégie globale adaptée à la situation de leur territoire et de leurs centralités. Les expériences réussies de certaines communes montrent que la reconquête commerciale du centre-ville nécessite de concevoir un projet politique reposant sur une action volontariste à toutes les échelles de territoire et répondant à deux problématiques essentielles : quelle place accorder au centre-ville dans l’armature du territoire ? quelles fonctionnalités lui donner (lieu de rencontre et d’animation, marchand, patrimonial, touristique…) ?

« Les politiques de revitalisation commerciale des centres-villes ne peuvent pas envisager la problématique commerciale de manière isolée. Elles doivent ainsi mobiliser différents acteurs publics et privés autour d’un projet commun.


« Pour qu’une véritable inflexion du phénomène de dévitalisation commerciale se produise dans les villes moyennes, la mission préconise le lancement d’un agenda « Commerces en cœur de ville ». Soutenant les acteurs privés et les collectivités locales, l’État pourrait ainsi encourager les projets de requalification commerciale des villes moyennes. C’est dans cette perspective que la mise en œuvre de l’agenda doit permettre de donner une direction et une cohérence à une série d’actions, pour une reconquête commerciale des centres-villes en France ».

Lire le rapport sur le revitalisation des centres-villes – cliquez ici

One thought on “COMMERCES – La dévitalisation du centre-ville, une réalité

  1. Une saine gestion éviterait de faire fuir les classes moyennes de la communauté d’agglomération avec des impôts locaux trop élevés.
    L’ouverture des grands complexes périphériques sans âme n’y est pas étrangère non plus.
    L’absence d’ouverture de certains commerces entre 12 et 14 heures le samedi non plus !
    La rareté des commerces de bouche hors marché …

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