SECURITE – Les drones planent au-dessus de l’autoroute

Désormais, ils sont mobilisés pour surveiller l’A63 dans les Landes et en Gironde. Ces petits engins volants vont traquer, en toute discrétion, les conducteurs indisciplinés…


essais en vol du drone

On avoue. On ne s’attendait pas à celle-là. Si vous considériez que le drone est un objet amusant pour les enfants et distrayant pour vous, pour peu que vous vous équipiez d’une caméra afin de prendre votre gentilhommière en photo, il va falloir déchanter.

Parce que nos forces de l’ordre lui ont trouvé une autre utilité : traquer le chauffard et le verbaliser. C’est la nouvelle ta-que-ti-que du gendarmeu…


Oui, c’est tout nouveau. Et ça remplace avantageusement les petits avions Cessna 172 sillonnant le ciel, ou l’hélicoptère bleu EC 145, en particulier sur le plan financier. Quelques piles, on appuie sur le bouton « marche » et vogue la galère, enfin, vole le drone, alors que les moyens traditionnels coûtaient bonbon, environ 1.500 euros l’heure (hors taxes).


L’expérience a été menée le week-end de la Pentecôte sur l’autoroute A63 dans la zone de Cestas, et a permis, à une hauteur de quarante mètres, de repérer des comportements routiers justifiant une contravention, soit une vitesse excessive, soit une distance de sécurité insuffisante, soit une manœuvre dangereuse.

Au sol, les informations sont reçues sur un écran et transmises aux motards, qui, vroom vroom, n’ont plus qu’à intercepter le contrevenant. Simple. Et efficace.


Donc, avis à la population : attention aux radars fixes, aux radars mobiles, aux radars installés à bord de voitures banalisées. Dorénavant, Big brother va aussi vous surveiller du ciel, avec si vous ne respectez pas la réglementation, une amende de base de 90 euros, et on retranchera trois points sur votre précieux permis.

A ce tarif, effectivement, il vaut mieux marcher dans les clous, en l’occurrence respecter réglementation et vitesse. Il en va de votre intégrité physique, de celle des autres comme de la santé de votre portefeuille.

Pour finir sur une note positive, saluons l’usage de drones cet été pour surveiller les plages, et les baigneurs imprudents. Et ceux utilisés par nos amis pour la vie, les pompiers, qui vont leur permettre de mieux connaître l’étendue exacte des feux de forêt.

Comme quoi ils ne servent pas qu’à nous traquer sur l’autoroute…

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